Comme promis, je continue dans ma lancée de découvertes en vous proposant cette fois-ci un petit arrêt en gare de l'Esperanza avec ce formidable groupe qu'est la Mano Negra !
Une fois encore L'Boulevard permet à la jeunesse marocaine de rêver et de découvrir ce qu’elle n’aurait jamais pu voir ailleurs. Je veux parler ici de The Exploited en concert : véritable machine à pogo et décharge d’adrénaline assurée.
Toujours accompagné de mon fidèle acolyte Réda ainsi que de Antoine et Réda (un autre), nous assistons à ce concert en fin de soirée après une journée de concerts pour le moins agréable (Vicious Vision, Z.W.M., Syncopea ou Psykup), organisés pour les 10 ans du Festival, quand vient enfin le moment tant attendu, la prestation de The Exploited !
Et là, quelle monumentale tuerie ! Le meilleur show qu’il m’ait été donné de vivre durant ma courte putain de vie ! Wattie Buchan est remonté à bloc et hurle sa rage au public qui l’incorpore et la fait ressortir sous forme de pogos endiablés. Le public est totalement en transe, à l’instar de votre serviteur, et le mosh pit s’intensifie pour laisser place à un nuage de terre flottant dans les airs, rendant l’ambiance complètement surréaliste !
Le groupe joue de nombreux classiques comme "Fuck The USA", "Troops of Tomorow", "Punk’s Not Dead" ou "Sex And Violence".
Cette dernière chanson est d’ailleurs le théâtre d’un événement qui fait définitivement basculer le groupe du côté du public et lui assure un soutien sans faille. Je m’explique : tout au long du concert, lorsque les vigiles voulaient virer un spectateur trop excité, le groupe s’arrêtait de jouer et exiger le retour dudit spectateur. Cette fois-ci, un innocent voulait monter sur scène lorsqu’il est bien évidemment rattrapé par un vigile. Le groupe, cette fois-ci, s’arrête de nouveau. Et Wattie tend la main au jeune (un des plus beaux moments de sa vie) pour l’aider à le rejoindre et chanter sur scène. Le public, déjà bien accroché, se lâche, et applaudit à tout rompre le groupe, chantant les paroles de chaque chanson à se péter les cordes vocale (ce qui est un peu mon cas aujourd’hui). Un tel comportement inspire un putain de respect !
Le show se termine sous les applaudissements nourris des spectateurs qui ont vécu une des plus belles soirées du Boulevard.
On continue dans la découverte ! On ne les présente plus, mais moi je vais quand même le faire. Voici les Clash !
Vous avez du vous en rendre compte, si vous avez lu quelques uns de mes billets, j'aime beaucoup le punk. Or, les Clash représentent la quintessence de ce mouvement : j'aime les Clash...
Comme toujours, dans la série "découverte", je vous propose donc un choix de vidéos représentant le groupe afin de vous faire un avis.
Que serait Apocalypse Now sans sa célèbre scène de l’attaque par des hélicoptères du village vietnamien sous la déferlante implacable qu’est la Chevauchée des Walkyries de Wagner. Une nouvelles fois dans le but de démontrer la perte d’esprit des soldats, dans ce cas du Lieutenant Kilgore, Coppola utilise la musique là où on ne l’attend pas. Ou du moins, là où ne l’attendait pas à l’époque. En effet, depuis, il est devenu courant d’utiliser une symphonie épique pour caractériser la montée au front d’un détachement. Ce passage est donc devenu mythique tant la musique donne un cachet particulier à cette séquence.
Cette scène n’est pas sans rappeler les westerns des années 30/40. D’ailleurs, le bataillon est mobilisé au son du clairon et se superpose peu à peu à l’image qu’on se fait d’une cavalerie. Pour le spectateur et bien évidemment le soldat, élevé par ces aventures au beau milieu des grands espaces, l’ennemi vietnamien n’est qu’un indien de plus. C’est ce sentiment qui se traduit par l’épique de la séquence, instauré par la musique. La folie est ainsi bel et bien là, tous se jetant tel des héros pour affronter ce que, pareil au spectateur semble-t-il, ils ont appris à détester depuis toujours.
Toujours dans le domaine de la folie, l’utilisation de la chanson des Doors : The End reste néanmoins la plus marquante. Cette dernière est présente lors de la scène d’introduction et de la fin du film. Long poème traitant du complexe d’œdipe (Mythe antique dans lequel un fils tue son père et épouse sa mère. Principal complexe de l’homme selon la psychanalyse), son texte colle avec intensité à ce que l’on voit à l’image.
Tout d’abord lors de la scène d’introduction, tandis que nous voyons se faire bombarder une forêt surgissent les mots « this is the end » (ceci est la fin). Plutôt paradoxal pour commencer un film, le texte révèle en fait, dès les premières images, la vision du réalisateur : cette guerre emmène quiconque y participe aux tréfonds de la folie humaine, un point de non-retour pour l’être humain. A travers ce bombardement, allié à cette chanson, Coppola tente de transmettre l’idée que c’est la fin de l’humain tel qu’on l’a connu. Ici tout n’est que brutalité, rage, violence et folie.
Se superposant presque immédiatement, les yeux de Martin Sheen au son de « I’ll never look into your eyes » (je ne verrais plus jamais tes yeux) montre que la séquence a été montée en parallèle de la bande-son dans un but précis et qu’elle ne sert pas juste à accompagner les images en couvrant un fond sonore. C’est de notre personnage dont il s’agit dans la chanson.
Le complexe œdipien prend alors toute son importance lors de la scène finale : tandis qu’à l’écran, nous assistons à la mort de Marlon Brando, abattu par Martin Sheen ; le tout couplé par une association d’image à un rituel autochtone où une vache se fait brutalement tuée vivante ; la musique nous confirme la position de l'acteur développée tout au long de la remontée du fleuve. En s’identifiant au colonel Kurtz, Willard l’a remplacé peu à peu par ce qui pourrait ressembler à la figure du père, qu’il s’empresse d’abattre tandis que Jim Morrison martèle « father, I want to kill you ! » (Père, je veux te tuer). Le tempo s’augmente alors brusquement suivi dans cela par le montage alors que nous ne voyons pas ce que Willard réserve au colonel, mais plutôt la mort de la bête sous les coups des chamans, le tout sous un déluge sonore montant crescendo à l’instar de la tension palpable tout au long de la séquence.
Calme et hypnotisante au début du film, rythmée et agressive sur sa fin, The End colle aux sentiments de Martin Sheen : déboussolé, dans un état lamentable de détresse dans sa chambre d’hôtel puis transformé par ce voyage initiatique qui l’a conduit à la découverte de lui-même et qui l’a fait commettre ce que jamais il n’aurait pensé.
Coppola signe donc Apocalypse Now un film éminemment critique, notamment en insistant sur l’aspect démentiel de la guerre ; tout en réalisant une œuvre complexe, visuellement travaillée, au traitement particulier, surtout dans le domaine de la musique.
Ces Reiche millénaires qui ne purent même fêter leur douzième anniversaire, ces empires morcelés et changés en pays miniatures, ces nains cruels et maniaques qui s'autoproclamèrent empereurs à vie, dictateurs, petits pères des peuples, stratèges militaires ou prophètes, mais qui en chieraient dans leur froc s'ils pouvaient voir ce qu'on écrit d'eux dans les manuels d'histoire pour classes primaire.
Je m'en excuse au nom de toute l'équipe, mais nous avons été plus qu'absent ce dernier mois. La faute au bac, aux inscriptions, et autres tracas de la vie... Notre retour n'en sera que plus époustouflant ! Pour commencer, je vais me lancer dans une série de découvertes axée sur le thème de la musique. En quoi cela consiste ? Je vous ferais découvrir au moyen de vidéos, les différents groupes que j'affectionne...
Mehdi, je le sais, devrait lui aussi se remettre à écrire. Pour les deux autres, leur présence n'a jamais été extrêmement appuyée, et ils continueront d'agir comme ils l'ont toujours fait.
Quoi qu'il en soit, nous sommes de retour !
Il fait froid, c’est l’hiver. J’ai honte de ce froid, de cet hiver que vous vous acharnez à prolonger jusqu’à la vilénie. Cela fait plus d’un an que, jour après jour, ce froid et cet hiver envahissent les villes et les campagnes de notre pays autrefois pays d’espoir et de vie. |...|
Monsieur le ministre, la honte est une affaire de coeur, le déshonneur une affaire civile. Je pense à ce monsieur algérien et j’ai honte. J’ai honte aussi pour vous qui refusez à son fils ou sa fille d’être mon voisin ou ma voisine. Vous déshonorez à coups de furtives lois minables le sens de la République et de ma civilité. Je ne vous salue pas. Il fait très froid cet hiver.
Sur le symbolique "Seine-Saint-Denis Style", NTM est de retour.
On attend la suite, et pour l'instant c'est trois dates au Palais omnisports de Paris Bercy en septembre. L'idée d'un album semble encore écartée, pour combien de temps encore ?
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