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En ce moment sur De quoi ?

De la main noire (non, pas la blague pourrie)

Comme promis, je continue dans ma lancée de découvertes en vous proposant cette fois-ci un petit arrêt en gare de l'Esperanza avec ce formidable groupe qu'est la Mano Negra !

King Of Bongo :


Santa Maradona :


Out Of Time Man :


Mala Vida :

Et comme toujours une petite chronique pour approfondir : King Of Bongo - 1991

Des Exploited

Une fois encore L'Boulevard permet à la jeunesse marocaine de rêver et de découvrir ce qu’elle n’aurait jamais pu voir ailleurs. Je veux parler ici de The Exploited en concert : véritable machine à pogo et décharge d’adrénaline assurée.

Toujours accompagné de mon fidèle acolyte Réda ainsi que de Antoine et Réda (un autre), nous assistons à ce concert en fin de soirée après une journée de concerts pour le moins agréable (Vicious Vision, Z.W.M., Syncopea ou Psykup), organisés pour les 10 ans du Festival, quand vient enfin le moment tant attendu, la prestation de The Exploited !

Et là, quelle monumentale tuerie ! Le meilleur show qu’il m’ait été donné de vivre durant ma courte putain de vie ! Wattie Buchan est remonté à bloc et hurle sa rage au public qui l’incorpore et la fait ressortir sous forme de pogos endiablés. Le public est totalement en transe, à l’instar de votre serviteur, et le mosh pit s’intensifie pour laisser place à un nuage de terre flottant dans les airs, rendant l’ambiance complètement surréaliste !

Le groupe joue de nombreux classiques comme "Fuck The USA", "Troops of Tomorow", "Punk’s Not Dead" ou "Sex And Violence".

Cette dernière chanson est d’ailleurs le théâtre d’un événement qui fait définitivement basculer le groupe du côté du public et lui assure un soutien sans faille. Je m’explique : tout au long du concert, lorsque les vigiles voulaient virer un spectateur trop excité, le groupe s’arrêtait de jouer et exiger le retour dudit spectateur. Cette fois-ci, un innocent voulait monter sur scène lorsqu’il est bien évidemment rattrapé par un vigile. Le groupe, cette fois-ci, s’arrête de nouveau. Et Wattie tend la main au jeune (un des plus beaux moments de sa vie) pour l’aider à le rejoindre et chanter sur scène. Le public, déjà bien accroché, se lâche, et applaudit à tout rompre le groupe, chantant les paroles de chaque chanson à se péter les cordes vocale (ce qui est un peu mon cas aujourd’hui). Un tel comportement inspire un putain de respect !

Le show se termine sous les applaudissements nourris des spectateurs qui ont vécu une des plus belles soirées du Boulevard.

En partenariat avec Destination Rock.

D'un groupe über culte

On continue dans la découverte ! On ne les présente plus, mais moi je vais quand même le faire. Voici les Clash ! Vous avez du vous en rendre compte, si vous avez lu quelques uns de mes billets, j'aime beaucoup le punk. Or, les Clash représentent la quintessence de ce mouvement : j'aime les Clash... Comme toujours, dans la série "découverte", je vous propose donc un choix de vidéos représentant le groupe afin de vous faire un avis.

London Calling :


Rock The Casbah :


I Fought The Law :


The Guns Of Brixton :


Should I Stay Or Should I Go :

Pour les amateurs, voici quelques chroniques des différents albums du groupe : - The Clash - 1977 - London Calling - 1979 - From Here To Eternity - 1982

Du western couscous

Voilà le fruit de mon travail. Mon court métrage d'option cinéma audiovisuel qui comptera pour le bac.

De Game Over

Si t'as pas de raison de vivre, trouve une raison de crever.
Félicitations. :)

De l'analyse (3)

L’utilisation de la musique :

Que serait Apocalypse Now sans sa célèbre scène de l’attaque par des hélicoptères du village vietnamien sous la déferlante implacable qu’est la Chevauchée des Walkyries de Wagner. Une nouvelles fois dans le but de démontrer la perte d’esprit des soldats, dans ce cas du Lieutenant Kilgore, Coppola utilise la musique là où on ne l’attend pas. Ou du moins, là où ne l’attendait pas à l’époque. En effet, depuis, il est devenu courant d’utiliser une symphonie épique pour caractériser la montée au front d’un détachement. Ce passage est donc devenu mythique tant la musique donne un cachet particulier à cette séquence.

Cette scène n’est pas sans rappeler les westerns des années 30/40. D’ailleurs, le bataillon est mobilisé au son du clairon et se superpose peu à peu à l’image qu’on se fait d’une cavalerie. Pour le spectateur et bien évidemment le soldat, élevé par ces aventures au beau milieu des grands espaces, l’ennemi vietnamien n’est qu’un indien de plus. C’est ce sentiment qui se traduit par l’épique de la séquence, instauré par la musique. La folie est ainsi bel et bien là, tous se jetant tel des héros pour affronter ce que, pareil au spectateur semble-t-il, ils ont appris à détester depuis toujours.

Toujours dans le domaine de la folie, l’utilisation de la chanson des Doors : The End reste néanmoins la plus marquante. Cette dernière est présente lors de la scène d’introduction et de la fin du film. Long poème traitant du complexe d’œdipe (Mythe antique dans lequel un fils tue son père et épouse sa mère. Principal complexe de l’homme selon la psychanalyse), son texte colle avec intensité à ce que l’on voit à l’image.

Tout d’abord lors de la scène d’introduction, tandis que nous voyons se faire bombarder une forêt surgissent les mots « this is the end » (ceci est la fin). Plutôt paradoxal pour commencer un film, le texte révèle en fait, dès les premières images, la vision du réalisateur : cette guerre emmène quiconque y participe aux tréfonds de la folie humaine, un point de non-retour pour l’être humain. A travers ce bombardement, allié à cette chanson, Coppola tente de transmettre l’idée que c’est la fin de l’humain tel qu’on l’a connu. Ici tout n’est que brutalité, rage, violence et folie.

Se superposant presque immédiatement, les yeux de Martin Sheen au son de « I’ll never look into your eyes » (je ne verrais plus jamais tes yeux) montre que la séquence a été montée en parallèle de la bande-son dans un but précis et qu’elle ne sert pas juste à accompagner les images en couvrant un fond sonore. C’est de notre personnage dont il s’agit dans la chanson. Le complexe œdipien prend alors toute son importance lors de la scène finale : tandis qu’à l’écran, nous assistons à la mort de Marlon Brando, abattu par Martin Sheen ; le tout couplé par une association d’image à un rituel autochtone où une vache se fait brutalement tuée vivante ; la musique nous confirme la position de l'acteur développée tout au long de la remontée du fleuve. En s’identifiant au colonel Kurtz, Willard l’a remplacé peu à peu par ce qui pourrait ressembler à la figure du père, qu’il s’empresse d’abattre tandis que Jim Morrison martèle « father, I want to kill you ! » (Père, je veux te tuer). Le tempo s’augmente alors brusquement suivi dans cela par le montage alors que nous ne voyons pas ce que Willard réserve au colonel, mais plutôt la mort de la bête sous les coups des chamans, le tout sous un déluge sonore montant crescendo à l’instar de la tension palpable tout au long de la séquence.

Calme et hypnotisante au début du film, rythmée et agressive sur sa fin, The End colle aux sentiments de Martin Sheen : déboussolé, dans un état lamentable de détresse dans sa chambre d’hôtel puis transformé par ce voyage initiatique qui l’a conduit à la découverte de lui-même et qui l’a fait commettre ce que jamais il n’aurait pensé.

Coppola signe donc Apocalypse Now un film éminemment critique, notamment en insistant sur l’aspect démentiel de la guerre ; tout en réalisant une œuvre complexe, visuellement travaillée, au traitement particulier, surtout dans le domaine de la musique.

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